Vous ne négociez pas l'accès fibre FTTO, vous vous faites imposer les conditions. La plupart des PME/ETI acceptent les SLA par défaut, sans vérifier si la bande passante est vraiment garantie ou dégradée en contention. Erreur stratégique. Les trois points à négocier en priorité : la répartition symétrique (download/upload), le GTR réel en cas de panne, et surtout la clause de révision tarifaire.
1. FTTO, FTTE, FTTH : comprendre les différences pour mieux négocier
Avant de signer, exigez la clarté sur la topologie. Ces trois acronymes ne coûtent pas pareil et n'offrent pas les mêmes performances.
- FTTO (Fiber To The Office) : la fibre arrive jusqu'à votre local. C'est le meilleur compromis performance/prix. Chez AERA, c'est à partir de 275€/mois avec une bande passante symétrique garantie. Pas de partage de ressources en dernier kilomètre.
- FTTE (Fiber To The Exchange) : la fibre s'arrête au NRO (nœud de raccordement optique), puis cuivre jusqu'à votre bâtiment. Plus lent, plus instable en cas de surcharge. À éviter si vous faites du streaming ou du VoIP critique.
- FTTH (Fiber To The Home) : fibre jusqu'au domicile. Sur le segment pro, c'est réservé aux zones denses. Moins flexible contractuellement que FTTO.
Imposez FTTO si possible. Moins chère qu'FTTH, plus rapide qu'FTTE. Et exigez par écrit : « Topologie FTTO, pas de dégradation vers FTTE ».
2. La bande passante « garantie » : le piège à démasquer
L'opérateur vous propose 100 Mbps. À gauche, il écrit « jusqu'à 100 Mbps » (contention en heures de pointe). À droite, il écrit « 100 Mbps garantis » (débit minimum contractuel). Ce n'est pas la même chose.
Négociez un contrat avec bande passante symétrique garantie en 24/7. En français : 100 Mbps download ET 100 Mbps upload, même à 19h un mardi. Si l'opérateur refuse, c'est qu'il partage la fibre avec d'autres clients (contention). Inacceptable pour une PME en télétravail ou utilisant la dématérialisation.
AERA n'a pas de contention fibre : réseau propre 50 km autour de Paris, backbone 100 Gb/s privé, 6 datacenters en Europe. Les bandes passantes qu'on vend, on les livre. Sans surprise.
Demandez aussi l'accès à un outil de monitoring en temps réel. Si vous payez pour du garantis, vous devez voir le trafic réel.
3. Négocier le GTR (Garantie de Temps de Rétablissement)
C'est le délai pour réparer une panne fibre. L'opérateur standard propose 4 à 8 heures. C'est trop long si votre activité critique dépend d'Internet.
- GTR 4h : c'est le minimum acceptable. Exigez-le par écrit. Même si l'opérateur demande 50€ de supplément/mois, c'est rentable (une panne de 8h peut coûter 5000€ en perte de chiffre d'affaires).
- Vérifiez la couverture géographique du GTR. Si vous êtes en zone rurale, le GTR 4h n'existe pas : négociez une ristourne ou un lien de secours (4G, ADSL backup).
- Demandez les conditions exactes : le compteur démarre à quelle heure ? Quand l'opérateur reçoit l'appel ou quand le technicien arrive sur site ? Chez AERA, notre NOC 24/7 enclenche la procédure en moins de 5 min après détection.
Un SLA sans GTR attaché, c'est juste du marketing.
4. Délai d'activation et conditions de résiliation
L'opérateur annonce « Fibre en 30 jours ». Vérifiez si c'est 30 jours ouvrables ou calendaires, et s'il compte à partir du devis signé ou du paiement du dossier.
Imposez :
- Délai d'activation maximum : 15 jours calendaires après signature et versement du dépôt de garantie.
- Clause de dédommagement : si l'opérateur dépasse le délai, ristourne pro-rata temporis (ex : 1 jour de retard = 1 jour gratuit).
- Condition d'accès au site : clarifiez qui prime-on (opérateur ou votre bâtiment). Les retards d'accès ne doivent pas être facturés au client.
- Durée d'engagement et sortie : 24 mois c'est standard. Exigez une clause de résiliation sans pénalité si le débit réel est en-dessous de 80% du débit contractuel pendant 30 jours consécutifs.
5. La révision tarifaire : le point qu'on oublie toujours
Vous signez un contrat 275€/mois. Trois ans plus tard, l'opérateur vous impose 325€/mois « suite à révision annuelle ». Classique.
Négociez une clause de révision tarifaire plafonné :
- Révision annuelle maximum : +3% par an (indice inflation).
- Révision basée sur l'indice INSEE (pas à la tête du client).
- Droit de renégociation annuel : vous pouvez exiger un audit de prix si le marché baisse.
- Clause de sortie sans frais si hausse > 5% en un an.
Refusez les clauses « à titre d'essai » ou « révisable à volonté ». C'est du vol légal.
6. Redondance et résilience : penser au backup
Vous négociez une fibre FTTO. Bien. Mais si ce lien tombe, vous êtes hors ligne 4h (GTR standard). Inacceptable pour une PME dépendante du cloud ou de la VoIP.
Imposez un lien de secours :
- 4G/5G pro en backup automatique (bascule en < 30 sec).
- ADSL dégradé mieux que rien (dépannage d'urgence).
- Coût : +40-80€/mois pour la 4G. Rentable si votre chiffre d'affaires est > 500k€/an.
Chez AERA, on propose fibre FTTO + 4G pro en bundle : 275€ fibre + 59€ 4G backup. Vous êtes couvert 24/7, zéro contention, zéro surprise.
Checklist négociation : ce qu'il faut signer
Avant de valider, vérifiez :
- ☑ Topologie FTTO explicite (pas FTTE ni « jusqu'à »)
- ☑ Bande passante symétrique garantie 24/7 (pas contention)
- ☑ GTR 4h maximum, avec dédommagement au-delà
- ☑ Délai activation 15j max, avec clause pénalité
- ☑ Révision tarifaire plafonnée (+3% max/an)
- ☑ Droit de résiliation sans frais si débit < 80% pendant 30j
- ☑ Accès à un monitoring temps réel de la bande passante
- ☑ Lien de secours proposé et coûté
Un opérateur sérieux accepte ces clauses. S'il refuse, c'est qu'il n'a pas confiance dans sa prestation. Fuyez.
Vous négociez mal votre fibre ? Contactez AERA. Nos commerciaux vérifieront votre contrat actuel et vous proposeront une vraie alternative sans contention, GTR 4h garanti, et supervision 24/7 incluse. Pas de blabla, que des chiffres.